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Wilson Audio Watt/Puppy : Le test d’écoute

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Wilson Audio Watt/Puppy : Le test d’écoute

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Nous avions déjà publié un banc d’essai sur la Wilson Audio Watt/Puppy au moment où nous venions de la recevoir au magasin (voir article détaillé : La Watt/Puppy est arrivée au showroom). Nous vous y montrions notamment le déballage de l’enceinte, et son réglage de la tête orientable en fonction de la géométrie du lieu d’écoute. Seulement, nous déplorions un manque de rodage. Plus d’un an plus tard elle est parfaitement rodée et nous avons pu diversifier nos écoutes sur cette enceinte, affinant aussi notre point de vue à son sujet. C’est pourquoi nous vous re-proposons ici un test d’écoute plus détaillé, et au gout du jour, sur cette enceinte mythique…

Photo du livre, les premières Watt:Puppy

La première Watt/Puppy de l’histoire : 1985 !

Mythique, car si la nouvelle Watt/Puppy a pu bénéficier de toutes les avancées technologiques récentes de la marque américaine (matériaux de la caisse, drivers en alnico, nouveaux composants…), cela reste l’enceinte la plus emblématique de Wilson Audio, puisque la première édition date de 1985 (voir photo ci-dessus) ! Elle se compose d’une caisse logeant deux drivers de basses fréquences (Puppy), sur laquelle repose la tête de puissance (Watt) logeant les deux voies supérieures. Cette tête plongeante se règle sur six positions possibles en fonction de la distance et de la hauteur du point d’écoute, et cette position de la tête nous est dictée par les abaques (tableaux) fournies par le constructeur. Il est également important (et recommandé par Wilson Audio) de commencer les réglages par la position du point d’écoute dans la pièce ; celui-ci doit en effet se situer dans une zone la plus neutre possible (exempts de gonflements des basses fréquences notamment).

  • Le test d’écoute :

Pour ce test d’écoute nous avons installé le système suivant :

Bien sûr, nous sommes conscients que ces électroniques sont couteuses et constituent ensemble un set-up très haut de gamme ; nous avons fait ce choix pour révéler ce que la Watt/Puppy savait faire de mieux, mais il est évidemment possible de driver cette enceinte avec des électroniques plus abordables. Par exemple, un Ayon S10 II Signature comme source, reliée à un intégré Modwright KWH225i, sont tout à fait capables d’emmener la Watt/Puppy à un niveau d’écoute très satisfaisant. Et même, pour ne rien vous cacher, sachez que le nouveau Virtus A3 de chez Canor nous a bluffé sur cette enceinte !

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  • Les albums :

  • On commence avec un disque de légende : le Kind Of Blue de Miles Davis, en vinyle, d’une superbe édition de chez UHQR. On écoute le morceau So What (première piste de la face A)

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Dès le départ, nous sommes bluffés par la qualité de l’image le long de la rampe stéréophonique : la scène est précise et enveloppante, chaque détail est rendu à sa juste place dans l’espace, et la sensation d’immersion est déjà impressionnante.

La contrebasse est parfaitement lisible, mais reste un peu ronde (la réponse du grave semble moins rapide que sur sa grande soeur, la Sasha, ce qui est cohérent au regard du volume des deux enceintes). Le solo de Miles est superbe, on est face à une trompette claire et pleine, sans jamais se montrer agressive. Le solo de sax ténor de John Coltrane (mixé à gauche) est magnifique de timbres, et le solo de sax alto de Connonball Aderley (mixé à droite) est bluffant de réalisme lui aussi ; les attaques et les tenues de notes sont limpides. Si ces deux solos n’étaient pas placés autant sur les côtés (c’était une mode à l’époque), on aurait vraiment l’impression d’être face aux musiciens grâce à la justesse et la plénitude de cette Watt/Puppy.

Il faut dire en passant, que le Pré-Phono Modwright PH 150 Reference est une machine fantastique ! Couplée avec la cellule DV DRT XV-1s, ils rendent tous deux justice à ce So What de Miles : la dynamique originelle du pressage est restituée, et chaque attaque de note ou de cymbale – et chaque articulation d’embouchure des saxophonistes – est mise en valeur. Un vrai plaisir pour nos oreilles !

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Le vinyle sans carbone de cette excellente édition, sur la Galder à bras tangentiel…

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Remarquable image réunissant 4 monuments du jazz sur la même photo : de gauche à droite : John Coltrane (sax ténor), Cannonball Adderley (sax alto), Miles Davis (trompette), et Bill Evans (piano) !!

 

  • On continue avec la chanson Next Year, Baby de Jamie Cullum, sur l’album Twentysomething, que l’on écoute sous Roon.

Next Year, Baby de Jamie Cullum,

Intro : les balais sur la caisse claire sont très bien définis, on obtient des attaques bien claires. Le piano est parfaitement restitué (on s’y croirait !) et la basse est magnifique. Encore une fois on aimerait une réponse du grave un chouïa plus rapide, mais c’est parfaitement lisible.

Entrée de la voix à 00 min 15 : on a l’impression que Jamie Cullum est en face de nous ! Grande précision géométrique de la voix au point d’écoute. Le timbre est impressionnant de justesse, on a un son épais et consistant.

Transition samba, à 1 min 45 : les congas sont un vrai régal, comme toutes les autres percussions sur cette enceinte. Le son est plein et puissant, tout en restant juste. On a affaire à une enceinte de haut niveau.

À 2 min 32 : les riffs de batterie sont un tout petit peu mous (surtout le tom-basse) mais ça reste très cohérent et vivant.

À 2 min 50, on a des cuivres présents et percutants à souhait, sans aucune tendance à monter. Un vrai régal.

 

  • On conclut avec le titre Doin’ It Right de Daft Punk sur l’album Random Access Memories, toujours à travers le serveur Roon.

Doin' It Right de Daft Punk Random Access Memories

Quel plaisir, dès l’intro ! Les voix avec effets sont d’une présence incroyable, et on entend même les accents sur la clave en arrière plan, ce qui est peu commun sur ce morceau. C’est le signe d’une grande linéarité, et d’une belle justesse de timbres. La Watt/Puppy continue de nous étonner…

À 00 min 21, l’entrée de la basse et de la boite à rythmes est très enveloppante, et d’une grande lisibilité. On apprécie cette clarté et cette sensation d’énergie.

À 1 min 06, les voix (sans effet cette fois-ci) sont très agréables et à leur juste place dans le mix. On perçoit les détails de timbres, ce qui est rare dans ce genre électro.

À 2 min 30, le grave de la sous-basse en solo est impressionnant pour une enceinte de ce volume !

  • En résumé :

La Wilson Audio Watt/Puppy est vraiment pleine de qualités. En plus d’être élégante, et de se fondre parfaitement dans des pièces d’écoute de toute tailles, elle présente un certain nombre de qualités acoustiques qui font d’elle une enceinte très haut de gamme pour moins de 50000 euros. On retiendra de ce test d’écoute :

  • Une grande précision géométrique de l’enceinte offrant une image de scène juste impressionnante pour une enceinte si peu volumineuse
  • Une grande justesse et finesse des timbres
  • Un très bel équilibre des fréquences du grave au suraigu, aucune tendance à fatiguer l’auditeur (l’aigu n’est jamais montant)
  • Et une très belle énergie ! (à condition de piloter l’enceinte avec des électroniques suffisamment puissantes).

En bref, tout ce qu’on aime, condensé dans une enceinte relativement compacte, et ayant bénéficié de quarante années de progrès et d’innovation.

N’hésitez pas à venir découvrir la Watt/Puppy, disponible à l’écoute dans notre showroom !

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