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Playlists de clients : Eric

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Eric – Blues & Grooves

On continue d’enrichir cette rubrique Playlist, qui plait à nos clients et permet de vous faire découvrir quelques précieuses pépites à écouter sur votre système Hifi… Aujourd’hui c’est Eric, un nouveau client, qui nous a envoyé sa playlist suite à une séance d’écoute au showroom. Nous avons tout de suite compris sa passion pour le Blues, et pas n’importe lequel ; un genre de « renouveau du Blues » qui prend ses racines dans les années 70-80, et dont les influences sont nombreuses : tantôt le jazz, tantôt le rock’n roll, et flirtant ci et là avec le funk ou le jazz fusion. Il y a un vrai fil conducteur dans sa playlist et nous le remercions de nous l’avoir fait parvenir ! 

Une fois n’est pas coutume, il s’agit d’écouter cette playlist sur un système qui sait la mettre en valeur au mieux – nous avons choisi pour cela deux éléments qui se marient à la perfection et qui constituent tous deux d’excellents rapports musicalité/prix : à savoir l’enceinte Lisa de chez Esprit, pilotée par l’ampli intégré KWH 225i de chez Modwright. De quoi donner de la vitesse à un grave ample et très lisible, tout en délivrant un aigu naturel et jamais agressif, comme il se doit. Coté sources, nous restons sur le combo APL NSP-GR et APL DSD-WR, qui a plus que fait ses preuves, et sait retranscrire la musique avec beaucoup de transparence et une signature très analogique (rappelons que le dit DSD-WR a obtenu la note de 100/100 par Lite Magazin).

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Alors comme il se doit, voici les liens de la playlist sur Qobuz et Tidal, intitulée sur les deux plateformes «  Eric – Blues & Grooves ». 

Sur Tidal :

Sur Qobuz :

Nous avons voulu sélectionner comme d’habitude quelques titres à mettre en avant dans cet article mais ce n’était pas chose facile – tant la playlist est cohérente, constante, et s’écoute facilement d’une traite (si l’on a quatre heures devant soi). Néanmoins voici un zoom sur quelques titres qui nous ont interpellés :  

Miller Time, Victor Wooten, sur l’album Live in America :

Victor Wooten

Du grand Victor Wooten ! Miller Time est un hommage au maestro de la basse funk Marcus Miller (invité d’ailleurs à jouer dans ce live). Le morceau imprime dès le début une rythmique funk endiablée, qui annonce la couleur. Assez vite (dès 1 min 20), on entend deux basses électriques qui s’écoutent et improvisent ensemble. On distingue une basse classique et une autre fretless (au manche dépourvue de frettes). A 2 min 55, on entre dans la deuxième partie du morceau, plus lente, et qui introduit un synthétiseur. On assiste dès lors à une masterclass d’improvisation : d’abord incarnée par la basse classique, au son funky de Marcus Miller, puis c’est la fretless qui prend le lead (à 4 min 22). Le fait d’avoir un manche libre permet au bassiste de jouer des glissando, et aussi de faire entendre des harmoniques rares, entre deux positions. Mais le sommet de ce Miller Time, c’est la troisième partie : à 6 min 32, on entend tout de suite une citation culte : l’intro de Teen Town de Jaco Pastorius, maitre de la basse fretless, bassiste du groupe Weather Report, et référence majeure tant pour Victor Wooten que pour Marcus Miller… Puis, lorsque cette intro est bien installée, les musiciens changent de tempo pour rejoindre celui du Teen Town original. À 7 min 13, les deux bassistes interprètent de concert le thème virtuose de Pastorius. Le morceau se termine, après une impro rapide à la Miller, par un point d’orgue d’harmoniques de basse (à 10 min 12), véritable signature de Jaco Pastorius. L’enceinte Lisa nous a conquis sur ce titre : elle offre un grave parfaitement lisible (on ne confond jamais les deux basses), et un grave qui réagit avec une grande vitesse grâce à ses moteurs en alnico. 

GO, Snarky Puppy, sur l’album Culcha Vulcha :

Snarky Puppy

On fait un bref écart au thème du blues avec cet opus du groupe de fusion Snarky Puppy. Ce groupe, fondé et dirigé par le bassiste américain Michael League, nous épate depuis 2004 par son inventivité, sa richesse des paysages musicaux empruntés, sa formation instrumentale impressionnante, et sa vision de la musique totalement inédite. Dans ce GO, on a tous les attributs typiques de Snarky Puppy : Une intro de basse électrique, une rythmique (batterie + congas) chirurgicale et parfaitement enregistrée, un thème joué aux cuivres qui part à contre-temps, une section harmonique funky qui groove à souhait, puis des solos endiablés ; et surtout, chose dont Snarky Puppy a le secret, dès 3 min 32, un nouveau thème apparait, dans une autre tonalité, avec un riff de basse complexe en rythmes décalés, et qui se développe avec des back-grounds de cuivres subtils mais parfaitement calés rythmiquement… À 5 min 42 on comprend que ce n’était qu’un pont, un passage, car nous retrouvons la tonalité et le thème du début du morceau. Thème qui laisse la place à 6 min 35 à un solo du claviériste Bobby Sparks, joué au Minimoog, un synthétiseur analogique dont le son est une des signatures du groupe américain.

Notons qu’en plus du système détaillé ci-dessus, nous avons écouté ce morceau sur un combo 40 AMP & 40 ST de chez Cyrus (avec alimentation déportée 40 PSU) – le tout pilotant une enceinte Acoustic Energy Corinium : le résultat n’est bien sur pas au niveau du système présenté au début de cet article mais c’est déjà saisissant ! Et selon nous le 40 ST accompagné de son alim séparée 40 PSU ferait également très bon ménage avec le DAC DSD-WR (tout comme le Lumin U2). De quoi s’offrir un DAC de haut niveau en sortie d’un streamer plus abordable que le NSP-GR d’APL.

Red Baron, Billy Cobham, sur l’album Jazz Fusion :

Billy Cobham

Il y a des morceaux qu’on réécoute sans cesse pour les mêmes raisons. Celui-ci en est un. Rien que l’introduction aux congas sous les mains de Billy Cobham (première minute du titre) est jouissive. D’abord parce qu’elle est parfaitement bien enregistrée, aussi parce qu’elle est superbement spatialisée dans la rampe stéréophonique. Vraiment nous ne nous sommes pas lassés d’écouter cette intro en boucle sur le couple KWH 225-Lisa… La suite n’est pas loin d’être une sorte de définition du jazz fusion, reprenant en 2015 le Red Baron de 1973 . On vous laisse découvrir ça par vous-même !

Le Blues de Soustons (Live), -M-, sur l’album Le Tour de M :

-M-

« C’est un petite impro juste pour vous parce que… on vous aime bien ! » … Annonce Matthieu Chedid en entamant ce titre, au milieu de son premier album live, en 2001. On apprécie la richesse des harmoniques de sa Fender Stratocaster, et les pédales utilisées tout au long de ce live. C’est en effet une courte prestation, mais suffisante pour nous rappeler à quel point -M- est un improvisateur génial, qui tire ses influences du blues et de ses grands guitaristes. 

On salue au passage la capacité du DAC DSD-WR à retranscrire les lives avec un réel saisissant – sans aucun « voile » numérisant, et avec beaucoup de texture. Tout ce qu’on demande à un convertisseur de haute qualité. 

Blues at Sunrise, Albert King, sur l’album In Session :

Albert King

Cette fois-ci ce morceau nous offre plus de quinze minutes de blues, laissant dialoguer deux monuments du genre : Albert King et Stevie Ray Vaughan ! Cela s’écoute tout seul, on se laisse porter tout du long par les contrastes, les solos des deux guitaristes, la voix d’Albert King, et les nappes d’orgue Hammond. On aime particulièrement entendre Albert King réagir à haute voix aux impros du jeune Vaughan. Et quel style, quelle inventivité dans les solos tout au long du morceau ! On doit noter tout de même une prise de son un peu médiocre (enregistrement d’un live pour la télévision en 1983), largement compensée par la qualité de la musique… Le couple Lisa & KWH 225 s’en sort pourtant très bien à la restitution, nous offrant des registres assez bien équilibrés, une grande musicalité, et une certaine lisibilité globale qui est bienvenue, sans quoi le morceau pourrait sonner un peu brouillon. 

Lenny, Stevie Ray Vaughan, sur l’album Texas Flood :

Stevie Ray Vaughan

Nous écoutons à présent Stevie Ray Vaughan en solo, accompagné d’une basse électrique et d’une batterie, toutes deux très simples et quasi minimalistes, ce qui permet de garder les oreilles concentrées sur le jeu du guitariste. Vaughan utilise une pédale de flanger qui donne à son son un délicieux vibrato. Le tempo est lent, contemplatif, et invite le guitariste blues à s’exprimer pleinement. Le thème est simple, et la grille d’accords est épurée (deux accords sur la partie improvisée et six sur le thème). Mais si nous avons sélectionné ce titre, c’est pour la grande dynamique qu’il offre sur notre système. Aussi le KWH 225i a vraiment la faculté de sublimer la musique, les harmoniques, les timbres, et sait donner vie aux micro-détails. Venez découvrir cette machine formidable au showroom ! 

Brite Nitegown, Donald Fagen, sur l’album Morph The Cat :

Donald Fagen

Ce n’est pas la première fois que nous rencontrons ce disque dans nos articles ; Morph the Cat est le plus connu des albums solos de Donald Fagen, le fondateur de Steely Dan. Il faut dire que ce disque regroupe tout un tas de qualités : une grande richesse dans l’instrumentation, un groove bien particulier, un mixage aux petits oignons, et une spatialisation des sources qui donne beaucoup de vie et de contraste à l’écoute. Sans compter que le disque a été enregistré en 5.1, et a reçu à ce titre le Grammy Award 2007 pour le meilleur album enregistré en Surround.

Dans ce titre Brite Nitegown, on flirte avec le funk (grâce au jeu de batterie très sec, aux riffs de guitare caractéristiques, et aux backgrounds de cuivres). On se laisse porter par la musique et on pousse généreusement le gain du pré-ampli du KWH 225 : quel mixage ! La Lisa n’oublie aucun détail, et toutes les sources (à part les voix et la batterie centrales) sont spatialisées sur les côtés avec beaucoup d’inventivité. Certains éléments se baladent même de droite à gauche, pour le plaisir des oreilles. 

On aurait aimé parler aussi bien d’autres titres de la playlist qui nous ont ravis – mais il faut bien faire un choix… Sachez que quelque part dans la playlist se cache un titre réalisé par l’IA. Saurez-vous le trouver à l’oreille?
Merci Eric pour ce clin d’oeil – nous avions parlé brièvement de musique et d’art créés par l’IA. Eh bien voyez : nous ne sommes pas tombés dans le piège !

2 pensées sur « Playlists de clients : Eric »

  1. Priore dit :

    Super playlist , j adore. Merci Eric !
    J aime beaucoup le système aussi que je connais un Peu !
    Merci Paul Antoine pour avoir lancer cette initiative
    Ça commence à s enrichir et ça serait peut être bien de créer un espace dédié aux playlist des clients pour les retrouver ?

    1. Paul-Antoine dit :

      Merci Thomas pour votre aimable retour ! Excellente idée – il faudrait inventer les playlists de playlists…
      En attendant, retrouvez tous nos articles concernant la musique sur notre page « Sélection Musicale » ici :
      https://www.hifilink.fr/actualites/category/selection-musicale/
      Musicalement…

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