Banc d’essai de la Sonus Faber Olympica III G3

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Le 16 juillet 2026
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Banc d'essai de la Sonus Faber Olympica III G3

Evolutions majeures pour la série phare de la marque italienne

Treize ans après la sortie de la première enceinte Olympica, Sonus Faber dévoile cet été les cinq nouvelles enceintes de sa gamme la plus emblématique. La nouvelle série G3 propose une bibliothèque, une enceinte centrale ainsi qu’une enceinte murale pour les systèmes home cinéma, et deux colonnes. Nous venons de recevoir l’Olympica III G3, la colonne la plus compacte des deux proposées, pensée pour s’adapter à la majorité des pièces d’écoute. 

Coté design, elle perpétue les formes des anciennes colonnes Olympica (directement inspirées du Teatro Olimpico de Vicence, dessiné par Palladio, maitre de la Renaissance), tout en intégrant les plaquages Wengé et Wallnut en chevrons, finitions issues de l’ambitieuse Stradivari, colonne haut de gamme du constructeur. C’est donc sans conteste un chef d’oeuvre d’ébénisterie, à la hauteur de l’exigence de Sonus Faber. 

Sonus Faber Olympica III G3 chevron

Les technologies employées pour cette colonne sont elles aussi issues des plus hauts modèles de la marque dans les versions les plus récentes : on a notamment plaisir à retrouver le médium Camelia, transducteur de 6,5 pouces à dôme papier non-circulaire, issu directement du « vaisseau amiral » Suprema et de la colonne ultra haut de gamme Amati Suprême. Ce médium et le tweeter associé rayonnent dans un volume clos amorti par du liège recyclé ; c’est la technologie Cork Chamber qui permet (nous l’avions constaté sur l’Amati Suprême) de réduire considérablement les modes propres dans ces registres tout en garantissant un son clair, naturel et direct. Nouveaux drivers, nouveaux filtres également, et donc nouvelle philosophie d’écoute.

enceinte sonus faber olympica G3

Si l’on compare l’ancienne Olympica Nova (2 en l’occurence) et la nouvelle colonne Olympica III G3, on constate l’évolution de l’ébénisterie (la présence de la finitions en chevrons), et sur le plan technique, outre le woofer supplémentaire, on observe le changement du medium pour le nouveau medium Camelia, offrant des mids bien plus naturels sur les voix et les cordes notamment (ce dernier driver rayonnant dans la Cork Chamber, nouveauté de la gamme G3). Côté filtrage des différents haut-parleurs, Sonus Faber déclare avoir fait évoluer le filtre, sans détailler la nature de ces changements. C’est donc à l’écoute que nous allons vraiment déterminer les évolutions de cette nouvelle gamme. Ci dessous, voyez les deux modèles côte à côte – l’Olympica Nova II et l’Olympica III G3.

comparatif sonus faber Nova III et Olympica III G3

Le test d’écoute :

Pour révéler au mieux cette colonne, nous avons souhaité utiliser un ampli intégré volontairement abordable au regard de l’enceinte, et doté d’un excellent rapport musicalité/prix : le Canor Virtus A3. En amont, nous utilisons le streamer/DAC Cyrus 40 ST, supporté par l’alimentation externe 40 PSU. 

canor cyrus sonus faber

Les albums :

Something, des Beatles, sur l’album Abbey Road (Remastered) :

On perçoit tout de suite une vraie assise dans le médium grave à l’écoute de ce titre culte – sur la ligne de basse, mais aussi sur le kick de grosse caisse et le synthétiseur. Un grave bien défini, et tout à fait lisible jusqu’aux fondamentales les plus basses. Les voix sonnent claires et belles, et la guitare a un son rond et très apaisant. Les cordes frottées (violons, altos) sont douces et se fondent parfaitement dans l’ensemble. Le petit bémol de cette écoute (mais c’est du à l’enregistrement), c’est la batterie dont les différents éléments sonnent un peu tous pareil (grosse caisse et différents toms). Mais dans l’ensemble, l’Olympica III G3 se montre capable d’une grande fidélité à tous les niveaux, et donne largement à ce Something ses titres de noblesse. On prend plaisir à enchainer quelques titres de cet album. On retrouve dans tous les titres la même signature sonore, très classe et bien équilibrée. 

Don’t Stop ’Til You Get Enough, de Michael Jackson, sur l’album Off The Wall :

Un autre titre culte à présent… Pour révéler l’articulation entre les registres graves et médium-graves, et les reste du spectre (ce morceau contenant des percussions plus aigues comme des cloches ou des woodblocks). L’introduction (00 min 15) que nous avons tous et toutes en tête, révèle une grande clarté et un côté rapide et « punchy » à souhait. A 00 min 32 à l’entrée de la voix de Michael Jackson, on entend tous les éléments très distinctement et aucun ne se parasitent, ce qui est très bon signe. Ligne de basse tendue comme elle se doit, batterie très lisible, guitares bien spatialisées et très directives, et voix plutôt distante mais très intelligible… Le tout forme une scène globale large et pleine. On continue de percevoir une signature sonore assez orientée vers le médium-grave, sans trop en faire pour autant dans ce registre. On note que les basses de l’enceinte ne s’étendent pas très profondément dans le grave puisque la réponse en fréquence commence à 42 Hz, mais ces basses sont pourtant très riches et rapides. C’est ce qu’on cherche dans les modèles de colonnes que l’on vous présente au showroom : nous préférons un 42 Hz plein et parfaitement lisible, qu’un soit disant 20 Hz frêle voire inexistant à l’oreille. Et pour avoir testé l’enceinte sur d’autres morceaux contenant des infra-basses, nous savons que l’enceinte est capable de les restituer à leur juste place, grâce à un effet Bass-reflex très efficace sur ce modèle.

Hi & Low, de WhoMadeWho, sur l’album Hi & Low (Remixes) :

Un morceau d’électro à présent, pour voire ce que la colonne a dans le ventre à un niveau d’écoute plus élevé. A l’écoute du titre, l’enceinte garde un comportement très sain, et des assises très solides dans le grave – et ce malgré un amplificateur costaud mais pas des plus généreux en courant. On est conquis par la place que prennent les nappes de synthés dans l’ensemble : elles se montrent généreuses et très vives, ce qui donne un certain caractère à l’écoute. Et quel kick ! Dès le début du morceau on a envie de danser. La voix est parfaitement claire, grâce à ce nouveau médium Camelia qui se montre vraiment naturel et généreux. C’est ce qu’il fallait à cette enceinte qui sans ce médium à dôme papier, aurait des basses qui prendraient trop de place dans l’écoute. Sonus Faber signe ici un vrai numéro d’équilibriste, entre des voix inférieures très généreuses mais très lisibles, un medium clair et naturel, et un tweeter fidèle et jamais agressif (nous avons testé l’enceinte également sur des morceaux de chant lyrique où la mezzo-soprano prend beaucoup de place, pour vérifier ce point). Une enceinte qui se montre vraiment polyvalente et adaptée à tous les gouts musicaux. 

En conclusion :

L’Olympica III G3 est la preuve qu’on peut allier un design de haute volée avec un niveau de finitions hors du commun (les coffrets étant 100% faits à la main à Vicence) et des caractéristiques techniques et acoustiques haut de gamme, le tout dans une enceinte relativement compacte. Elle perpétue la tradition des Olympica G1 et G2 (anciennement « Nova ») en soignant les finitions et en actualisant l’écoute aux dernières avancées du constructeur. Elle nécessite des électroniques relativement rigoureuses et précises, à l’instar de ce Canor Virtus A3 (qui est le minimum selon nous, pour bénéficier de ce dont la colonne est capable, mais on sait que l’on peut aller encore plus loin, pour l’avoir testée sur des amplis plus haut de gamme). C’est définitivement une enceinte à écouter pour nos clients qui aiment le son Sonus Faber et la qualité de finitions propres à la marque. Et c’est aussi une enceinte à découvrir pour ceux qui souhaitent monter en gamme. Nous nous ferons un plaisir de vous la faire écouter dans nos auditoriums ; n’hésitez pas à prendre rendez-vous pour cela.

La prise de RDV s’effectue via ce lien ou en nous appelant par téléphone. 

A bientôt chez Hifi Link !

Portrait de Paul-Antoine, testeur chez Hifi Link
Testeur HIFILINK
Ingénieur du son & technico-commercial
Haut-parleurs • Acoustique des salles • Écoute analytique

Ingénieur du son diplômé de l’Institut des Arts de Diffusion en Belgique, Paul-Antoine a travaillé dans l’enregistrement et la production musicale avant de rejoindre HIFILINK en 2025. Son expérience de la prise de son, du mixage et du mastering nourrit aujourd’hui son approche analytique de l’écoute des systèmes Hi-Fi.

10 ans d’expérience dans le son et la musique
Ingénieur du son diplômé

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